Le Signal du jour — 15 septembre 2026

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Signal 01

Le Canada attire les capitaux

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L’ampleur des capitaux disponibles devient plus claire. Le prochain test consistera à déterminer si le Canada peut transformer l’intérêt des investisseurs et les engagements institutionnels en projets exécutables, tout en conservant la propriété, la propriété intellectuelle, les fournisseurs et le pouvoir décisionnel qui déterminent où la valeur future s’accumulera.

Ce qui s’est passé

Le Sommet canadien de l’investissement s’est ouvert à Toronto en présence d’environ 300 hauts dirigeants et investisseurs représentant des institutions qui gèrent collectivement plus de 120 000 milliards de dollars d’actifs. L’ambition fédérale demeure de stimuler 1 000 milliards de dollars d’investissements totaux sur cinq ans. Le gouvernement indique également que 27 initiatives soumises au Bureau des grands projets représentent plus de 192 milliards de dollars d’investissements potentiels. TD a maintenant annoncé un engagement de 150 milliards de dollars sur cinq ans visant à soutenir les prêts et les investissements dans les secteurs de l’énergie, des minéraux critiques, de la défense, de l’aérospatiale, de l’intelligence artificielle, des infrastructures numériques ainsi que des infrastructures commerciales et de transport. Avec les initiatives déjà annoncées par BMO, la Sun Life, Power Sustainable et RBC, les engagements et initiatives de mobilisation de capitaux privés sélectionnés suivis dans cette édition dépassent maintenant 236 milliards de dollars. Ces montants correspondent à des instruments financiers, à des échéanciers et à des étapes différents. Ils ne signifient pas que la valeur totale a été affectée à des projets précis ou qu’elle a déjà été déployée. Le gouvernement fédéral a également annoncé que les demandes de décisions anticipées en matière d’impôt sur le revenu liées à des investissements proposés de 1 milliard de dollars ou plus seront traitées en priorité. Cette mesure vise à offrir une plus grande certitude aux grands investisseurs qui évaluent des projets canadiens.

Pourquoi c’est important pour le Canada

Le Canada retient l’attention au moment où les investisseurs réévaluent leur exposition commerciale, leurs besoins en infrastructures et les risques géopolitiques. La valeur de cette occasion ne dépendra pas uniquement des capitaux annoncés. Elle dépendra de ce qui sera financé, construit et développé au Canada, ainsi que de la capacité de préserver ici la propriété, les sièges sociaux, la propriété intellectuelle, les fournisseurs et le pouvoir décisionnel.

Ce que CCN observe

Le signal passe de l’attraction des capitaux à la capacité réelle d’investir, puis à l’exécution. La présence d’institutions qui gèrent plus de 120 000 milliards de dollars démontre l’ampleur des capitaux potentiels, mais ne constitue pas un engagement à les investir au Canada. La multiplication des initiatives nationales de financement montre également que les institutions canadiennes deviennent une composante de la stratégie industrielle du pays. La décision de traiter en priorité les demandes de décisions fiscales anticipées liées aux investissements de 1 milliard de dollars ou plus constitue une première réponse à un obstacle concret à l’investissement. Les capitaux se dirigent vers des projets dont la structure financière est viable, les règles prévisibles, les échéanciers crédibles et la capacité d’exécution démontrée. Le véritable test demeure la capacité du Canada à utiliser les capitaux mondiaux et nationaux pour renforcer les capacités canadiennes sans céder le contrôle, les fournisseurs et la propriété intellectuelle qui déterminent où la valeur future s’accumulera.

Ce que les dirigeants devraient envisager

Les dirigeants devraient déterminer comment leurs capacités peuvent répondre aux besoins des projets à la recherche de capitaux, démontrer leur préparation en matière d’exécution et de sécurité, et protéger leurs actifs stratégiques avant que les modalités ne soient arrêtées. Ils doivent aussi distinguer l’ambition nationale de la maturité réelle des projets, des capitaux engagés et des sommes effectivement déployées.

Source : Government of Canada

Signal 02

Les ambitions du Canada en matière d’investissement mettent aussi les chaînes d’approvisionnement à l’épreuve

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Le portefeuille du Sommet rend les possibilités plus concrètes. Plus de 160 projets potentiels sont présentés aux investisseurs, mais les entreprises canadiennes ne pourront en profiter que si elles satisfont aux exigences de financement, de sécurité, de main d’œuvre, d’approvisionnement et de livraison nécessaires pour participer.

Ce qui s’est passé

Le portefeuille du Sommet contient plus de 160 projets potentiels dans les secteurs de l’énergie, des minéraux critiques, des infrastructures, du transport, de la défense, de la technologie et des actifs productifs. Ces projets sont distincts des 27 initiatives soumises au Bureau des grands projets qui représentent plus de 192 milliards de dollars. Les deux chiffres décrivent des portefeuilles différents et ne doivent pas être présentés comme une seule liste de projets. Parmi les participants confirmés figurent le projet Clearwater d’E3 Lithium, le projet aurifère et cuprifère Troilus ainsi que le projet de lithium Rose de Critical Elements Lithium. Ces exemples montrent que des projets identifiables se trouvant à différentes étapes de développement, de financement, d’autorisation et de préparation à la construction sont maintenant présentés aux investisseurs. Une étude d’Investissements RPC désigne également les infrastructures numériques et celles liées à l’intelligence artificielle comme un important thème d’investissement mondial. Les investisseurs considèrent de plus en plus les centres de données, l’électricité, le transport d’énergie, les minéraux critiques et la logistique comme un même système interrelié.

Pourquoi c’est important pour le Canada

La présence d’un projet dans un portefeuille d’investissement ne signifie pas que ce projet est financé ou réalisé. Chaque projet a encore besoin d’électricité, d’équipement, de capacités d’ingénierie et de construction, de travailleurs qualifiés, de permis, de transport, de technologies sécurisées, de financement et de fournisseurs fiables. Une faiblesse dans un seul de ces domaines peut retarder le déploiement, augmenter les coûts ou déplacer le travail, la propriété et la propriété intellectuelle à l’extérieur du Canada. Pour les entreprises canadiennes, les possibilités pourraient se trouver non seulement dans le projet principal, mais également dans tout le réseau d’entreprises nécessaire pour le financer, le construire, le sécuriser et l’exploiter.

Ce que CCN observe

Le défi canadien en matière d’investissement devient un test de préparation des projets et de capacité. Le portefeuille du Sommet offre aux entreprises une première carte des secteurs vers lesquels les capitaux pourraient se diriger. Le marché intermédiaire national peut devenir la chaîne d’approvisionnement grâce à laquelle ces projets seront développés et réalisés, mais seulement si les entreprises canadiennes peuvent satisfaire aux exigences de financement, d’approvisionnement, de sécurité, de main d’œuvre et de livraison. La cybersécurité fait partie de cette capacité productive. Dans les secteurs de la défense, de l’énergie, de l’intelligence artificielle et des infrastructures critiques, des fournisseurs peu sécurisés, une provenance technologique incertaine ou une faible résilience opérationnelle peuvent devenir des obstacles au financement, à l’approvisionnement et à l’exécution. Les entreprises qui en profiteront ne seront pas nécessairement celles qui se trouvent le plus près de l’annonce. Ce seront celles qui seront prêtes à se qualifier, à établir des partenariats, à livrer et à changer d’échelle.

Ce que les dirigeants devraient envisager

Les dirigeants devraient recenser les projets et les acheteurs pertinents, s’assurer qu’ils répondent aux exigences de certification et d’approvisionnement, et développer la main d’œuvre ainsi que la capacité opérationnelle nécessaires à la croissance. La cybersécurité doit être liée à l’admissibilité des fournisseurs, à la continuité des activités et à la valeur durable des actifs.

Source : CPP Investments Insights Institute

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